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Des documentaires à voir sur Télé-Québec

Des documentaires à voir sur Télé-Québec

le
15 septembre 2020

La plateforme en ligne de Télé-Québec est pleine de petits bijoux. Aujourd'hui, nous vous parlons de trois documentaires en particulier qui en valent le détour. Abonnez-vous à notre infolettrepour recevoir nos prochains coups de cœur culturels directement dans votre boîte de réception.

Des documentaires à voir sur Télé-Québec

Alors que la saison télévisuelle redémarre, pourquoi ne pas explorer le riche catalogue vidéo de Télé-Québec? Cette semaine, je vous parlerai donc de quelques documentaires qui s’y trouvent et qui en valent le détour, selon moi. – Devin Ashton-Beaucage

Image tirée du documentaire T'es où, Youssef ?

Image tirée du documentaire T'es où, Youssef ?

Imaginez le choc que l’on doit subitement ressentir quand on voit le visage d’un ancien compagnon d’études dans une photo rattachée à un article portant sur quelques concitoyens partis rejoindre les rangs de l’État islamique en Syrie. Le journaliste Raed Hammoud, lui, l’a bien senti quand il a aperçu son ami Youssef un bon matin de 2014 dans les manchettes. Cette nouvelle vocation fort préoccupante collait difficilement au souvenir de la personne qu’avait connu Hammoud au Collège Stanislas. Dans le documentaire T’es où, Youssef ? il cherche donc à découvrir et comprendre ce qui a pu mener son ancien camarade de classe à se radicaliser et quitter le Québec pour se rendre en zone de guerre. – DAB

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Image tirée du documentaire Les poussières de Daech.

Image tirée du documentaire Les poussières de Daech.

Dans cette excellente suite de T’es où, Youssef ?, Raed Hammoud nous revient, rejoint par Leïla, la sœur de Youssef, qu’on sait maintenant défunt depuis 2019, ainsi que la sœur de Zak, un autre citoyen canadien radicalisé qui lui aussi a péri durant les dernières heures de l’État islamique. Les trois se lancent dans une mission quasi-impossible, soit d’aller récupérer les jeunes enfants de Zak et Youssef qui se trouvent dans un camp de réfugiés en Syrie avec d’autres femmes et enfants d’hommes ayant joint les rangs de Daech. Mais comment prouver la citoyenneté d’une enfant née dans un tel contexte? Quels papiers utiliser pour le faire? Ceux émis par l’État islamique, s’ils existent? Vous comprendrez que ces obstacles en soi sont assez imposants et pourraient faire en sorte que ces jeunes filles, qui n’ont pas choisi le contexte de leur naissance, restent prisent au Levant. Rajoutez ensuite le fait que le gouvernement canadien semble préférer oublier cette épineuse situation qui affecte plusieurs de ses citoyens radicalisés et leur famille. Après tout, quels gains politiques peut-on espérer obtenir en défendant les droits de ces jeunes hommes partis rejoindre les rangs d’un groupe terroriste, et ceux de leurs proches? On peut très bien comprendre que l’idée n’emballe pas Ottawa. Ça peut même sembler rassurant. Mais de constater les dommages collatéraux de cette inaction, qui nous sont révélés dans Les poussières de Daech, brise le cœur. – DAB

Fabrice Vil, instigateur du projet documentaire Briser le code.

Fabrice Vil, instigateur du projet documentaire Briser le code.

Visionner Briser le code est une excellente manière de mieux comprendre la réalité des personnes racisées. Le « code » est en quelque sorte la manière dont ces personnes doivent se comporter pour avoir l’impression de ne pas trop détonner et se sentir chez elles dans notre société, qui est aussi la leur. L’un des moments les plus marquants pour moi dans ce documentaire nous dévoile le souvenir d’une des intervenantes, qui est en fait relationniste de presse. Dans le cadre de son emploi, un interlocuteur avec qui elle tente de régler des détails logistiques entourant une entrevue, décide de lui expliquer qui est Mario Dumont et l’importance de ce dernier dans le paysage médiatique québécois… J'en profite pour vous rappeler que cette femme est relationniste de presse! Cette anecdote m’a rappelé un échange complètement inattendu que j’ai vécu alors que j’étais disquaire; un client, ayant aperçu un album des Beatles sur le comptoir d’écoute derrière lequel je me trouvais, a tenu à m’expliquer l’impact du plus grand phénomène de musique populaire du vingtième siècle, puisque j’étais trop jeune pour savoir de quoi il s’agissait. J’étais à la fois amusé et ébahi. Mais ce type d’échange arrive si rarement dans ma vie, que j’aurais de la misère à trouver d’autres expériences comparables en fouillant dans ma mémoire. Si ce genre de chose se produisait à toutes les semaines, ma réaction serait fort probablement toute autre. Je me sentirais sans doute insulté et irrité. Bref, tout ce grand détour pour dire que Briser le code peut éclairer ceux et celles qui ne comprennent pas ou qui trouvent qu’il y a exagération quand on parle de microagressions ou de racisme systémique. En découvrant les perspectives de ces personnes et de leurs luttes pour se sentir intégrées, acceptées, chez elles, alors qu’elles font constamment face à des comportements qui les ramènent à l’étiquette d'« étranger » qu’elles peinent à enlever de leur front, on comprend mieux. – DAB

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