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La SRC peut-elle finir par changer? - Guy Fournier
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La SRC peut-elle finir par changer? - Guy Fournier

Écrit par
Le Journal de Montréal
le
16 octobre 2018

Dans cette chronique, Guy Fournier partage ses attentes envers Radio-Canada alors que le diffuseur public est à la croisée des chemins. À l'aube de la refonte de la Loi sur la radiodiffusion, avec une nouvelle direction et l'appui d'un gouvernement sympathique à la diffusion publique, Monsieur Fournier espère que Radio-Canada changera l'orientation de sa programmation pour ramener vers sa chaîne principale des émissions disponibles seulement sur ses chaînes payantes.

Le Journal de Montréal

Radio-Canada (comme la CBC, d’ailleurs) est à la croisée des chemins. La révision de la loi sur la radiodiffusion étant en marche, l’État en profitera sûrement pour préciser son mandat et réexaminer sa gouvernance.

Entre-temps, une direction toute neuve est installée à la barre du diffuseur public. Catherine Tait, la nouvelle PDG, vient d’entrer en fonction et ses deux premiers collaborateurs, Heather Conway et Michel Bissonnette, ont eu le temps de tâter le pouls de la maison et de prendre la mesure des changements à effectuer.

Situation inusitée, les trois nouveaux dirigeants sont issus de l’entreprise privée. Non seulement l’affaire ne s’était jamais vue, mais les trois ont aussi l’expérience de la production. Le croiriez-vous, c’est la première fois qu’un PDG de Radio-Canada arrive du monde de la production.

UN GOUVERNEMENT SYMPATHIQUE

Pour ajouter encore à cette heureuse conjoncture, le gouvernement libéral de Justin Trudeau est le premier depuis des lustres à ne pas « bitcher » sur le diffuseur public à la moindre occasion. Le premier aussi à ne pas lésiner sur les crédits à lui accorder. Cerise sur le sundae, le réseau français aménagera bientôt dans un immeuble tout neuf à la fine pointe de la technologie. Quel bon moment de tout remettre en question !

La semaine dernière, quand j’ai appris que Radio-Canada mettait fin aux insipides Échangistes et au Beau dimanche, une émission mise en ondes sans trop de réflexion préalable, je me suis mis à rêver. La lumière aurait-elle enfin frappé la grande tour avant que le personnel n’aménage dans les murs d’à côté ? Voudrait-on revoir la grille en profondeur avant qu’un nouveau mandat n’en limite trop les contours ?

Est-il possible qu’après 14 ans de Tout le monde en parle, on songe enfin à remercier Guy A. Lepage et André Ducharme avant qu’ils n’entament avec les mêmes questions rédigées à l’avance, selon le même modèle, la quatrième ou cinquième ronde des mêmes invités ?

UN CHOIX BIEN INSOLITE

Se pourrait-il qu’après cette heure passée en compagnie de Sophie Grégoire et de ses enfants, on en soit venu à la conclusion qu’En direct de l’univers n’arrive plus à surprendre sans recourir à des choix aussi insolites ? Ma collègue Sophie Durocher avait bien raison, hier, de souligner l’incongruité d’un choix qui démontre bien que l’émission a fait son temps ou, à tout le moins, a besoin d’un sérieux renouveau.

Je sais à l’avance que ma journée ne se terminera pas sans que je reçoive des courriels outrés, m’accusant de ne pas dénoncer d’autres émissions qui ont fait leur temps à TVA, à V, ou à d’autres chaînes. La différence, c’est que ces réseaux et ces chaînes ne sont pas publics et n’ont pas les mêmes obligations que Radio-Canada.

Les émissions de divertissement que je mentionne m’importent peu au fond. Je comprends aussi que la SRC doive diffuser des émissions plus légères. Ce ne sont pas tellement ces émissions qui m’irritent, mais plutôt celles que Radio-Canada devrait mettre à l’horaire de son réseau principal et qu’il relègue à ses chaînes payantes.

Sans compter les émissions qu’on « oublie » simplement de diffuser parce qu’elles n’obtiendraient pas les cotes d’écoute après lesquelles, malgré ses prétentions, Radio-Canada ne cesse de courir.

© Le Journal de Montréal

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