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Les AMIS proposent un plan en quatre volets pour la télé locale

Les AMIS proposent un plan en quatre volets pour la télé locale

le
12 avril 2016

Les AMIS de la radiodiffusion canadienne proposent un plan en quatre volets pour revitaliser les nouvelles télévisées locales au Canada. Le groupe chien de garde comparaissait ce matin devant le Comité permanent du Patrimoine canadien, qui se penche sur la question.

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Ottawa – Les AMIS de la radiodiffusion canadienne proposent un plan en quatre volets pour revitaliser les nouvelles télévisées locales au Canada. Le groupe chien de garde comparaissait ce matin devant le Comité permanent du Patrimoine canadien, qui se penche sur la question.

« La télévision est la plus importante source de nouvelles locales pour les Canadiens.1 Et les nouvelles locales à la télé sont aussi très populaires auprès des Canadiens, qui veulent que leurs député(e)s fédéraux travaillent à la renforcer. Il y a des mesures concrètes que votre comité peut recommander pour renforcer la télé locale au Canada » le porte-parole des AMIS, Ian Morrison, a déclaré au Comité.

D’abord, la politique fiscale fédérale n’a pas changé depuis plus de 25 ans malgré les nouvelles technologies qui posent des défis à la radiodiffusion locale au Canada. Les AMIS ont proposé des mesures fiscales pour appuyer la télé locale :

  • Amender la Loi sur l’impôt pour permettre aux annonceurs de déduire le coût des annonces en ligne seulement si elles sont procurées auprès de plateformes Internet canadiennes et pour exclure la possibilité de déduire le coût des annonces placées auprès des entreprises Internet possédées ou contrôlées à l’étranger, conformément aux dispositions qui s’appliquent déjà aux publications et aux radiodiffuseurs étrangers.
  • Étendre les crédits d’impôts pour la production cinématographique et magnétoscopique canadienne (CIPC) à la programmation de nouvelles locales produite par les radiodiffuseurs locaux.

Deuxièmement, le Comité devrait recommander au gouvernement de se prévaloir de ses pouvoirs en vertu de la Loi sur la radiodiffusion pour enjoindre le CRTC, dont on prévoit que les décisions récentes Parlons télé causeront des dommages importants aux radiodiffuseurs canadiens, de :

  • augmenter l’allocation des contributions des entreprises de distribution à l’appui de la télé locale;
  • amender son Ordonnance d’exemption pour les entreprises de radiodiffusion de nouveaux médias pour obliger les fournisseurs de télévision par Internet à contribuer à la programmation canadienne, et
  • assurer que les fournisseurs de services Internet et mobiles soient tenus d’accorder la priorité aux médias locaux canadiens par des mesures telles que l’exemption au plafonnement de la bande passante.

Troisièmement, les AMIS demandent que le gouvernement alloue une part des bénéfices inattendus résultant de la vente aux enchères du spectre de 600 MHz à la compensation aux radiodiffuseurs locaux pour les dépenses qu’ils devront encourir pour acheter de nouvelles technologies de transmission, comme cela s’est fait aux Etats-Unis.

Quatrièmement, le gouvernement devrait examiner les mesures adoptées aux Etats-Unis pour renforcer la télé locale, y compris les règles dea protection des droits de marchés locaux, et de fortes restrictions sur l’importation de signaux distants sur les services de satellites aux Etats-Unis.

La recherche commandée par les AMIS auprès de la firme Nordicity et du consultant Peter pour analyser l’impact économique des politiques Parlons télé du CRTC a conclut que d’ici 2020 :

  • 15 130 emplois dans les médias seront perdus;
  • il y aura une baisse de 400 millions de dollars dans les dépenses sur la programmation canadienne (-18%); et
  • le produit intérieur brut (PIB) du Canada subira une baisse de 1,4 milliards de dollars.

« Toutes ces conséquences néfastes sont le résultat direct des changements réglementaires Parlons télé, »M. Morrison a affirmé.

Pour amplifier les dégâts, les stations de télévision dans les petits et moyens marchés sont particulièrement vulnérables aux tendances économiques négatives, selon une deuxième étude Nordicity/Miller. L’étude Near Term Prospects for Local TV in Canada prévoit qu’autant que la moitié des stations locales dans les petits et moyens marchés – où elles souvent les seules sources de télé locale – disparaitront d’ici 2020 si le CRTC n’agit pas. Ceci mènera à la mise à pied de 910 journalistes et autres membres du personnel qui mettent en onde les nouvelles locales.

Lorsqu’on rajoute au calcul les stations des grands marchés, l’étude prévoit que les pertes d’emploi s’élèveront à 3 490.

M. Morrison a encouragé le Comité à convoquer le président du CRTC pour lui poser des questions au sujet des politiques récentes sur la télévision, dont celles de Parlons télé. En effet, pourquoi:

  • les radiodiffuseurs canadiens ne sont-ils plus tenus de diffuser une majorité d’émissions canadiennes?
  • les distributeurs ne sont-ils plus tenus d’offrir une majorité de canaux canadiens aux foyers canadiens?
  • les radiodiffuseurs étrangers qui distribuent la programmation aux foyers canadiens ne sont-ils pas tenus aux mêmes règles que les radiodiffuseurs canadiens?

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Renseignements : Jim Thompson 613-447-9592 • jim@friends.ca


1 Sondage nlogic Thinktv OmniVu, décembre 2015, National A 18+ (jusqu’à dernièrement, Thinktv était connu sous le nom de Bureau de télévision du Canada.)

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