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Les stations de télé locales feront faillite si le CRTC n’agit pas

Les stations de télé locales feront faillite si le CRTC n’agit pas

le
25 janvier 2016

Les stations de télévision locales au Canada feront faillite sans l’injection de nouveaux fonds pour les soutenir, selon les AMIS de la radiodiffusion canadienne.

Gatineau, QC – Les stations de télévision locales au Canada feront faillite sans l’injection de nouveaux fonds pour les soutenir, selon les AMIS de la radiodiffusion canadienne.

Cet avertissement des AMIS, à la veille de dix jours d’audiences du CRTC portant sur la question de la télévision locale et communautaire au Canada, est basé sur les prévisions économiques de la firme Nordicity et de l’avocat Peter Miller, tous deux spécialisés en matière de radiodiffusion.

L’étude Nordicity-Miller1 prévoit la disparition d’environ la moitié des stations de télévisions de petits et moyens marchés d’ici 2020 si le CRTC n’agit pas. La plupart de ces marchés n’ont qu’une seule station locale.

Plus de 900 journalistes et le personnel qui mettent en ondes les nouvelles et la programmation locales perdront leurs emplois. Si l’on rajoute les stations locales privées dans les grands marchés et les stations de Radio-Canada, les pertes d’emplois s’élèvent à presque 3 500.

L’étude conclut qu’il n’y a tout simplement pas suffisamment de financement disponible dans le système de radiodiffusion actuel pour assurer simultanément un sain avenir à la télévision locale au Canada tout en soutenant d’autres éléments valables, tels que la création de la programmation canadienne.

Le CRTC envisage la création d’un fonds spécial pour soutenir la télévision locale, mais son document de travail publié en amont des audiences suggère que ce financement pourrait provenir d’un « rééquilibrage des ressources financières et des responsabilités entre les divers éléments du système. »

« Le CRTC doit se réveiller et prendre conscience de la crise de la télévision locale au Canada et du fait que les stations feront faillite à moins que ces audiences débouchent sur un plan d’action urgent et significatif. Ce qui est esquissé dans son document de travail court droit à l’échec, » a déclaré Ian Morrison, porte-parole des AMIS.

La télévision locale, surtout les nouvelles, est extrêmement populaire auprès des Canadiens. Selon un récent sondage Nanos :

  • Neuf sur dix répondants (92%) sont soit d’accord (78%) ou plutôt d’accord (14%) qu’ils apprécient les nouvelles locales.
  • Neuf répondants sur dix sont soit d’accord (73%) ou plutôt d’accord (17%) que leur député/e devrait travailler pour maintenir une radiodiffusion forte dans leur communauté.

« Les Canadiens aiment la télé locale et veulent qu’Ottawa la protège. La politique est toujours locale, et les électeurs poseront des questions difficiles à leurs député/es si la station de télé locale ferme ses portes, » selon M. Morrison.

La télévision locale souffre des répercussions des changements technologies, de l’évolution du comportement des auditoires, ainsi que du retrait des protections réglementaires et des subventions publiques pour ce secteur apprécié mais particulièrement vulnérable.

Les AMIS de la radiodiffusion canadienne constituent un chien de garde indépendant pour la programmation canadienne qui n’est affilié avec aucun radiodiffuseur ni parti politique.

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Renseignements : Jim Thompson 613-447-9592 • jim@friends.ca


1Near Term Prospects for Local TV in Canada, malheureusement disponible en anglais seulement.

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