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Selon un sondage Nanos, les électeurs sont en faveur d’une règlementation plus stricte de Facebook et Netflix

Selon un sondage Nanos, les électeurs sont en faveur d’une règlementation plus stricte de Facebook et Netflix

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13 mai 2019

Les sociétés étrangères de médias sur Internet nuisent à la démocratie, distribuent des contenus inexacts et le public ne leur fait pas confiance pour protéger la culture et l’identité canadiennes.

Selon un sondage Nanos, les électeurs sont en faveur d’une règlementation  plus stricte de Facebook et Netflix

Publication immédiate

13 mai 2019

Selon un sondage Nanos, les électeurs sont en faveur d’une règlementation plus stricte de Facebook et Netflix

(Ottawa) Les sociétés étrangères de médias sur Internet nuisent à la démocratie, distribuent des contenus inexacts et le public ne leur fait pas confiance pour protéger la culture et l’identité canadiennes. Pour ces raisons, et d’autres, les Canadiens de toutes les allégeances politiques sont généralement d’accord pour que le gouvernement fédéral exige de ces compagnies qu’elles suivent les mêmes règles et lois que leurs concurrentes canadiennes. Ce sont là quelques-unes des conclusions tirées du plus récent sondage Nanos réalisé à la demande des AMIS de la radiodiffusion canadienne.

Selon le sondage Nanos, les Canadiens partagent l’opinion que Facebook et les autres plateformes de médias sociaux affaiblissent la démocratie. Une forte majorité croit que le contenu publié sur les médias sociaux est moins exact que celui publié par des organisations professionnelles de journalisme et une majorité croit que le public est incapable de distinguer entre les fausses nouvelles et le journalisme professionnel sur les plateformes comme Facebook.

  • Près de huit répondants sur dix (79%) considèrent que le contenu publié sur les médias sociaux comme Facebook est moins exact que celui publié par les médias traditionnels.
  • Quand on leur demande si une majorité du public est capable de faire la différence entre les fausses nouvelles et le journalisme professionnel sur Facebook et les autres plateformes de médias sociaux, les trois quarts croient qu’ils en sont incapables en tout (49%) ou en partie (27%).
  • Six Canadiens sur dix croient que la démocratie est affaiblie (28%) ou quelque peu affaiblie (31%) par rapport à ce qu’elle était il y a cinq ans, compte tenu « de l’influence de Facebook et des autres médias sociaux sur la politique et l’information que nous en obtenons. »

Les Canadiens conviennent aussi que le gouvernement devrait tenir ces compagnies responsables. Une forte majorité de répondants considère ou appuie partiellement l’idée que le gouvernement devrait tenir les sociétés de médias sociaux responsables de ce qu’elles publient.

  • 84% conviennent (63%) ou sont partiellement d’accord (21%) que les plateformes de médias sociaux comme Facebook devraient être tenues responsables quand elles publient des contenus inexacts, trompeurs ou illégaux, comme c’est le cas pour les médias traditionnels. Les électeurs du Parti Vert (94%) et les indécis (89,2%) partagent particulièrement cette opinion.

« Les Canadiens ne font pas confiance à ces compagnies. Pris ensemble, ces résultats démontrent un fort appétit pour qu’Ottawa fasse preuve de leadership en les règlementant et qu’il prenne d’autres mesures pour renforcer notre démocratie, » déclare Daniel Bernhard, directeur général du groupe de surveillance les Amis de la radiodiffusion canadienne.

Une majorité de répondants croit que l’augmentation des budgets de CBC/Radio-Canada renforcerait la démocratie et la plupart d’entre eux conseilleraient à leur député de voter pour le maintien ou l’augmentation du financement du diffuseur public. Compte tenu de l’opinion largement répandue que les sociétés de médias sociaux comme Facebook affaiblissent la démocratie canadienne, une majorité convient qu’un meilleur financement de CBC/Radio-Canada renforcerait la démocratie canadienne.

  • 56% sont d’accord (27%) ou sont partiellement d’accord (29%) à l’effet que l’augmentation des budgets de CBC renforcerait la démocratie canadienne. Les électeurs du NPD (83,8%), des Libéraux (73,2%) et des Verts sont davantage susceptibles de partager en tout ou en partie cette opinion. Les électeurs Conservateurs sont les moins susceptibles (27%) de partager cette vision en tout ou en partie.
  • Près de huit répondants sur dix (79%) conseilleraient à leur député de voter en faveur d’une augmentation (46%) ou du maintien (33%) du budget de la CBC. 17% suggéreraient une diminution de ce financement. Plus de la moitié des sympathisants du parti conservateur conseilleraient à leur député d’augmenter (18%) ou de maintenir (36%) le financement de CBC/Radio-Canada. 44% conseilleraient une diminution du financement du diffuseur.

Une forte majorité des répondants croit que le déclin des médias imprimés justifie le renforcement de Radio-Canada et de son indépendance.

  • 84% croient qu’il est plus important (60%) ou aussi important (24%) d’avoir un diffuseur national fort et indépendant compte tenu que 250 journaux ont fermé leur porte au Canada au cours des 10 dernières années.

Netflix est aujourd’hui le plus gros diffuseur privé au Canada, alors que près de 60% des foyers y sont abonnés. Mais les répondants n’ont pas confiance en Netflix pour protéger la culture et l’identité canadiennes à l’écran. Par contre, ils font confiance à CBC/Radio-Canada pour ce faire — par une écrasante majorité.

  • 77% expriment une forte confiance à CBC/Radio-Canada protéger la culture et l’identité canadiennes à la télévision. 22% disent de même à propos de Netflix. La confiance en Netflix pour protéger la culture canadienne est plus faible qu’à l’égard des câblodistributeurs (23%) ou des diffuseurs privés conventionnels (25%).
  • Huit répondants sur dix conviennent (49%) ou conviennent en partie (31%) que Radio-Canada joue un rôle important dans le renforcement de la culture et de l’identité canadiennes. Plus de la moitié des électeurs conservateurs conviennent (21%) ou conviennent en partie (34%) de cette opinion.

« Ces résultats indiquent que les Canadiens sont massivement en faveur d’un changement de politique qui soumettrait les diffuseurs étrangers sur Internet aux mêmes règles que les diffuseurs canadiens, » dit Bernhard.

  • 77% conviennent (52%) ou conviennent en partie (25%) que les sociétés étrangères qui diffusent de la programmation de télévision sur Internet devraient être soumis aux mêmes règles que les télédiffuseurs canadiens sur le câble, les satellites ou les ondes hertziennes.

Nanos a mené un sondage hybride en ligne et au téléphone à composition aléatoire à deux bases (lignes terrestres et cellulaires) auprès de 1000 Canadiens âgés de 18 ans et plus, entre le 16 et le 21 avril 2019. Les participants étaient recrutés au hasard par des téléphonistes en direct et on leur demandait de remplir un questionnaire en ligne. La marge d’erreur d’un sondage aléatoire de 1000 Canadiens est de ±3.1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Les AMIS de la radiodiffusion canadienne travaillent à soutenir une voix canadienne forte sur les ondes et en ligne, et ne sont affiliés à aucun diffuseur ou parti politique.

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Pour information : Jim Thompson • jim@friends.ca • 613-447-9592

Ce document est seulement disponible en anglais.

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