Nous vivons un moment charnière dans l’histoire des relations canado-américaines.
Depuis plus de 150 ans, les Canadiens et Canadiennes ont bénéficié de la plus longue frontière non défendue au monde. Au fil du temps, nous sommes devenus prospères sur le plan économique et productif sur le plan culturel. Mais nous avons aussi baissé la garde. Nous avons laissé les géants du web envahir nos secteurs de l’information et de la culture, en croyant que nos journaux locaux et nos conteurs emblématiques seraient là pour toujours. Résultat : des salles de nouvelles ont fermé leurs portes partout au pays, les algorithmes ont relégué nos reportages et nos récits au second plan et les plateformes numériques américaines ont commencé à dicter ce que les Canadiens et Canadiennes voient sur leurs écrans.
Aujourd’hui, ces grandes entreprises technologiques travaillent main dans la main avec une administration américaine qui méprise ouvertement l’idée même d’un Canada souverain. Et ils ont décidé de s’en prendre à notre démocratie et à nos loix au cœur d’une guerre commerciale entre nos deux pays.
Il est temps de réagir.
L’ACEUM, le plus récent accord de libre-échange nord-américain, doit être renouvelé en juillet. Alors que les négociations commerciales s’intensifient, les prochains mois sont cruciaux pour entériner les conditions fondamentales et non négociables du Canada. Chez les Amis des médias canadiens, notre rôle est de veiller à ce que notre souveraineté culturelle, notre liberté de raconter nos propres histoires, selon nos propres conditions, soit en tête de liste. Cela veut dire :
- Soutenir la Loi sur la diffusion en ligne, qui assure que les géants du web étrangers contribuent au contenu canadien au lieu de simplement tirer profit de nos auditoires.
- Protéger la Loi sur les nouvelles en ligne, qui soutient le journalisme canadien en obligeant les plateformes numériques à rémunérer les éditeurs de presse lorsqu’ils tirent profit de leur travail.
- Fare appliquer des exemptions culturelles solides dans les accords commerciaux actuels et futurs afin de protéger nos industries créatives et d’assurer la présence des voix canadiennes dans les médias canadiens.
Mais nous avons besoin de votre aide.
Écrivez à Dominic LeBlanc, le ministre fédéral responsable du commerce canado-américain, et dites-lui que les Canadiens et Canadiennes s’attendent à ce qu’il défende notre souveraineté culturelle à la table des négociations. Car si nos récits disparaissent, nous disparaissons aussi.